













Séraphina
"Blaise et le château d'anniversaire"
Claude Ponti
Quand j’étais petite, ma mère me lisait deux ou trois histoires tous les soirs. Elle lisait très bien les albums. J’adorais qu’elle me lise des histoires.
Avec mes frères, on a été abonnés à l’École des loisirs pendant très longtemps. On a une collection énorme de livres !
J’adorais regarder les illustrations. Mais toute seule, je ne lisais pas. On a compris que j'étais dyslexique. Lire, c’était trop dur, trop compliqué.
Je me disais qu’il n’y avait pas besoin d’apprendre à lire puisque ma maman, elle, savait lire les histoires!
Je me suis mise à lire un peu au début du collège, grâce aux BD. J’ai toujours aimé les livres illustrés, beaucoup plus que les romans.
Le livre jeunesse m’a suivie longtemps. J’ai voulu devenir libraire, la dysléxie n'empêche pas tout ! Et j’ai commencé au rayon jeunesse d’une librairie, avec 400 m² de livres et sept libraires jeunesse !
Quand je suis devenue maman, c’était extrêmement important pour moi de lire des histoires à mes enfants.
J’aime jouer avec les voix, changer les intonations, faire les voix des animaux. Un petit éléphant peureux n’aura pas la même voix qu’un éléphant en colère !
Ma fille me disait petite : « Toi, tu lis mieux les histoires. Quand tu fais toutes les voix et tout, c’est chouette » J’étais assez fière !
Mais lire à voix haute a toujours été un vrai défi pour moi. Je m'entraînais ! Même pendant mes études de lettres, je lisais les manuels de cours toute seule, à voix haute.
Aujourd’hui, je continue à lire à mes enfants, notamment des BD. On peut montrer les cases avec le doigt, faire plein de voix, c’est génial ! Ce que j’aime toujours, même si je ne suis plus libraire, c’est lire des histoires aux autres, et surtout à mes enfants.